Bruxelles

Inside Art nouveau

Immeuble de logements sociaux

Rue Marconi 32, 1190 Forest, Belgique

Détail de la façade (photo ca 1990), photo Bastin-Evrard ©urban.brussels. Reproduction interdite.

Détail de la façade (photo ca 1990), photo Bastin-Evrard ©urban.brussels. Reproduction interdite.

Façade (photo 2018) ©urban.brussels. Reproduction interdite.

Façade (photo 2018) ©urban.brussels. Reproduction interdite.

Détail de la façade (photo ca 1990), photo Bastin-Evrard ©urban.brussels. Reproduction interdite.

Détail de la façade (photo ca 1990), photo Bastin-Evrard ©urban.brussels. Reproduction interdite.

Façade (photo 2018) ©urban.brussels. Reproduction interdite.

Façade (photo 2018) ©urban.brussels. Reproduction interdite.

Immeuble de logements sociaux

Cet immeuble est très intéressant, car il est l’un des rares exemples à Bruxelles de style Art Nouveau destiné au logement social. De plus, il a été réalisé dans des matériaux peu utilisés à l’époque, comme le béton armé pour sa structure, ou le cimentage grenu ou lissé en façade.

EXTÉRIEUR

La construction fait partie d'un ensemble plus vaste, dans ce quartier, de trois immeubles destinés à des logements sociaux. Cet immeuble-ci est constitué de quatre larges travées sur trois étages. Son entrée est remarquable : elle s’inspire peut-être de l'Égypte antique. Deux colonnes lotiformes enserrent la porte (qui se trouve légèrement en biais et en renfoncement) derrière une grille en fer forgé Art Nouveau. Le ciment a permis d'imiter les sculptures en pierre de l'époque. Le linteau reprend un motif à faisceau stylisé (semblable à des ailes déployées) se répétant de façon simplifiée au-dessus des baies de fenêtre.

La grille ainsi que toutes les ferronneries des baies ont fait l'objet d'une importante restauration : elles avaient toutes été enlevées et remplacées par des éléments standards sans intérêt. Les architectes qui entreprirent la récente restauration de cet immeuble ont tenté de retrouver les ferronneries d’origine d’après des plans et photographies d’archives. La façade termine majestueusement sa course sous une belle corniche incurvée en bois, qui, elle, est toujours d'origine.

INTÉRIEUR

Les intérieurs sont modestes, car ils étaient consacrés à un programme de logement social. Toutefois, le plan est intéressant pour l'époque. Très rationnel, il évoque déjà le logement moderniste, tout en béton armé, des années 1920 ou 1930 : l’espace intérieur est millimétré avec ses chambres minimales, une cuisine et une laverie donnant sur une terrasse à l'arrière. Surtout, l'architecte Léon Govaerts avait prévu un système complexe d'aération en façade entre des baies, caché dans les niches qui ne se révèlent pas simplement décoratives.

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